Le sport-études aux USA /Canada attire de plus en plus d’élèves que j’accompagne. Cette année encore, plusieurs lycéens m’ont parlé de leur envie de continuer leur sport à haut niveau sans sacrifier leurs études.
Et très souvent, une même question revient : « Est-ce vraiment possible de faire des études sérieuses tout en continuant son sport ? »
Pour y répondre, j’ai invité dans mon podcast Blaise Ngay, fondateur de l’agence Next Champ USA, et ancien étudiant-athlète à l’université du Connecticut (UConn). Son parcours est particulièrement éclairant, parce qu’il est passé par là avant de devenir accompagnant à son tour.
Dans cet article, je te résume l’essentiel à savoir sur le sport-études aux USA/ Canada, à partir de notre échange.
L’essentiel à retenir – Sport-études USA / Canada
👉 Le sport-études aux USA et au Canada permet de ne pas choisir entre sport et études.
👉 Le niveau scolaire est aussi important que le niveau sportif.
👉 Il existe plusieurs niveaux d’universités, pas seulement l’élite.
👉 Les bourses peuvent rendre le projet financièrement accessible.
👉 C’est un projet qui se prépare tôt, idéalement dès la seconde.
👉 L’expérience développe des compétences très valorisées : autonomie, anglais, leadership, réseau international.
👉 Le retour en France est tout à fait possible après le diplôme.
Qu’est-ce que le sport-études aux USA / Canada ?
Contrairement à la France, où le sport-études après le lycée reste très encadré et réservé à une minorité de sportifs inscrits sur des listes officielles, les universités nord-américaines ont développé un véritable modèle structuré.
Aux États-Unis (et dans une moindre mesure au Canada), le sport fait partie intégrante de l’université :
- entraînements quotidiens intégrés à l’emploi du temps,
- compétitions le week-end,
- infrastructures professionnelles,
- accompagnement académique personnalisé.
L’objectif est clair : permettre aux étudiants-athlètes de réussir à la fois sur le plan sportif et universitaire.
Le parcours de Blaise : du centre de formation à l’université américaine
Blaise Ngay a été formé à l’Olympique Lyonnais en tant que footballeur. Comme beaucoup de jeunes sportifs, il se retrouve à un moment clé : continuer à viser le haut niveau ou sécuriser un avenir académique.
Repéré lors de tests devant des coachs américains, il part finalement à UConn, une université très connue pour le basket, mais aussi compétitive en soccer. Pendant quatre ans, il y suit :
- un Bachelor en économie, avec une mineure en business,
- tout en s’entraînant matin et après-midi, comme dans un centre de formation.
Ce diplôme est aujourd’hui totalement reconnu en France, ce qui est un point essentiel pour les familles.
Quels niveaux sportifs pour partir en sport-études AUX USA/CANADA ?
C’est l’une des idées reçues les plus fréquentes :
👉 « Il faut être international ou champion de France pour partir ».
En réalité, le système est beaucoup plus nuancé.
Les grandes structures universitaires
- NCAA Division 1 : très haut niveau, pour les athlètes qui visent le professionnalisme
- NCAA Division 2 : excellent niveau, avec un bon équilibre sport / études
- NCAA Division 3 : priorité aux études, mais sport très présent
- NAIA : universités privées, bon niveau sportif
- NJCAA : colleges sur deux ans, souvent tremplin vers la NCAA
👉 En pratique, un niveau régional solide est souvent suffisant pour trouver une université adaptée. Le potentiel, la progression et le projet global comptent énormément.
Sport-études AUX USA/CANAD et résultats scolaires : un point clé
C’est un aspect souvent sous-estimé : le niveau scolaire est déterminant.
Pour être recruté par un coach, il faut :
- de bonnes notes au lycée,
- un niveau d’anglais suffisant (souvent B2 minimum),
- réussir des tests comme le TOEFL ou le Duolingo.
Sans ces éléments, même un très bon sportif ne pourra pas intégrer une université américaine ou canadienne. Et une fois sur place, il faut maintenir une moyenne minimale pour rester éligible aux compétitions.
Quand faut-il commencer à préparer un projet sport-études AUX USA/CANAD?
La réponse est claire : le plus tôt possible.
Idéalement, dès la classe de seconde, pour :
- travailler régulièrement l’anglais,
- consolider son dossier scolaire,
- anticiper les démarches administratives (passeport, bulletins, tests),
- construire un profil cohérent à présenter aux coachs.
👉 Ce n’est clairement pas un projet que l’on lance en mars de terminale.
Combien coûte un sport-études aux USA/ Canada ?
Les frais peuvent sembler élevés à première vue :
- entre 20 000 € et 60 000 € par an, selon l’université.
Mais il faut bien comprendre le système de bourses, qui change tout :
- bourse sportive, liée au niveau athlétique,
- bourse académique, liée aux résultats scolaires (GPA).
Un étudiant très solide sur les deux plans peut obtenir une bourse à 100 % et ne quasiment rien payer. En revanche, la bourse n’est jamais acquise définitivement : elle peut évoluer selon l’engagement et les performances.
Et après ? Revenir en France ou rester à l’étranger
Contrairement à ce que l’on pense parfois, un cursus nord-américain n’empêche pas du tout de revenir en France :
- les diplômes peuvent être évalués pour intégrer un Master,
- beaucoup d’étudiants rentrent avec un profil très différenciant.
D’autres choisissent de rester :
- année de travail via l’OPT,
- poursuite d’études,
- carrière sportive ou poste d’assistant coach.
Dans tous les cas, les soft skills développées (autonomie, leadership, bilinguisme, organisation) sont un vrai plus sur le marché du travail.
Mon avis de conseillère d’orientation
Le sport-études aux USA/Canada n’est ni une solution miracle, ni un plan B par défaut.
C’est un projet exigeant, qui demande :
- de l’anticipation,
- de la maturité,
- et un vrai engagement scolaire.
Mais pour les bons profils, c’est une expérience extrêmement structurante, qui ouvre des portes académiques, professionnelles et personnelles.
🎧 Si le sujet t’intéresse, je te conseille vraiment d’écouter l’épisode complet avec Blaise Ngay, où il détaille encore davantage les coulisses du système.
Et si tu veux aller plus loin dans ta réflexion d’orientation, tu peux aussi t’abonner à ma newsletter pour recevoir mes invitations à des ateliers gratuits sur Zoom, dédiés aux projets post-bac en France et à l’étranger.
FAQ – Sport-études aux USA/Canada
Qu’est-ce que le sport-études aux USA/CANADA ?
Le sport-études aux USA permet de combiner études universitaires et sport de haut niveau grâce à des universités qui intègrent les entraînements, les compétitions et le suivi académique dans le cursus.
Peut-on faire un sport-études aux USA/CANADA sans être sportif professionnel ?
Oui. Il n’est pas nécessaire d’être international ou en équipe nationale. Un bon niveau régional peut suffire selon le sport, le potentiel et le projet global de l’élève.
Quelles sont les différences entre NCAA, NAIA et NJCAA ?
- NCAA : universités les plus connues, plusieurs divisions (D1, D2, D3)
- NAIA : universités souvent privées, bon niveau sportif
- NJCAA : colleges sur deux ans, souvent une étape avant la NCAA
Quel niveau scolaire faut-il pour partir en sport-études AUX USA/CANADA ?
Il faut de bons résultats scolaires, car les notes sont déterminantes pour l’admission et les bourses. Une fois sur place, l’étudiant doit rester au-dessus de la moyenne pour pouvoir jouer.
Quel niveau d’anglais est exigé ?
En général, un niveau B2 minimum est demandé, avec un test officiel (TOEFL ou Duolingo). Les universités les plus sélectives exigent un score plus élevé.
À partir de quand faut-il préparer un projet sport-études AUX USA/CANADA ?
Idéalement dès la classe de seconde, pour anticiper l’anglais, les notes, les démarches administratives et les contacts avec les coachs.
Combien coûte un sport-études aux USA/Canada ?
Le coût annuel varie entre 20 000 € et 60 000 €, mais il peut être fortement réduit grâce aux bourses sportives et académiques. Certains étudiants obtiennent une bourse à 100 %.
Les bourses sont-elles garanties pendant toute la scolarité ?
Non. Les bourses peuvent augmenter ou diminuer selon l’engagement sportif, le sérieux académique et le respect des règles fixées par le coach.
Un diplôme américain est-il reconnu en France ?
Oui. Il est possible de faire reconnaître son diplôme ou ses crédits pour poursuivre en Master en France ou intégrer le marché du travail.
Peut-on rester aux États-Unis après les études ?
Oui. Certains étudiants restent grâce à une année de travail (OPT), un emploi sponsorisé, ou une poursuite d’études.
Photo de Shubham Kayarkar






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