Travailler dans l’évènementiel….Tu imagines des paillettes, des festivals et des soirées de gala ? Bastien, chef de projet événementiel depuis 4 ans, t’explique ce que le métier ressemble vraiment de l’intérieur. .
Dans cet épisode de podcast, j’ai reçu Bastien, ancien étudiant passé par un BTS Tourisme avant de se spécialiser dans l’événementiel B2B pharmaceutique. Son parcours est tout sauf linéaire, et c’est justement ce qui en fait un témoignage précieux si tu envisages de travailler dans l’événementiel.
L’évènementiel, c’est quoi exactement ?
Premier choc culturel : en France, les festivals et événements grand public ne représentent qu’1 événement sur 10. Le reste ? Du B2B, c’est-à-dire des événements organisés par des entreprises pour des entreprises : séminaires, conventions, incentives, réunions de lancement produit…
On parle du secteur MICE : Meeting, Incentive, Convention and Event. C’est là que se trouve la majorité des emplois, et c’est souvent ce qu’on t’explique le moins dans les brochures d’orientation.
Les 3 types d’employeurs dans l’événementiel
- Les agences événementielles — c’est le cœur de métier, là où se concentre l’essentiel des postes.
- Les annonceurs — grandes marques ou entreprises qui ont leurs propres équipes événement en interne.
- Les fournisseurs — hôtels et lieux de réception qui recrutent des event managers ou banquet managers.
À quoi ressemble vraiment une journée de travail dans l’évènementiel?
Soyons honnêtes. Bastien le dit clairement :
“On passe 90 % de la journée derrière un ordinateur. C’est un travail administratif fait d’échanges d’emails et de mises en relation.”
Et même en déplacement : “Ce ne sont pas des vacances. Tu finis souvent dans un hôtel d’aéroport au milieu de nulle part.”
Sa journée type :
- Le matin : répondre aux emails des clients américains (décalage horaire oblige), rédiger des contrats.
- L’après-midi : appels et visioconférences avec clients et prestataires.
- Sur site (environ 10 % du temps) : coordonner tout ce qui a été préparé en amont, comme un chef d’orchestre.
La répartition du temps sur un projet : 70-80 % de préparation en amont, 10 à 20 % de clôture administrative, et seulement 10 % sur le terrain.
Quelles formations pour travailler dans l’évènementiel ?
Bastien est passé par un BTS Tourisme, puis une licence professionnelle en management de projet événementiel à l’IAE. Mais il insiste sur un point crucial : dans ce secteur, l’expérience prime souvent sur les notes. C’est ce qui lui a permis d’intégrer sa licence.
Parcours typiques pour entrer dans le secteur
- BTS Communication ou BUT Communication
- BTS Tourisme
- Formations en logistique
- Écoles hôtelières (très valorisées, surtout en Suisse : EHL Lausanne, École hôtelière de Genève)
- Ecoles de commerce
Dans tous les cas : multiplie les jobs d’été, les stages et les expériences associatives. Ce sont eux qui feront la différence.
Les qualités indispensables
Au-delà de l’organisation et de la rigueur (évidemment), Bastien met en avant une qualité avant toutes les autres :
👉 La débrouillardise. Sur un événement, quelque chose se passe toujours mal. La question n’est pas si tu vas rencontrer un problème, c’est comment tu vas le régler en 10 minutes avec les moyens du bord.
Il faut aussi être à l’aise avec :
- La gestion de plusieurs projets en parallèle
- Les clients qui changent d’avis à la dernière minute
- Les longues journées lors des événements (premier arrivé, dernier couché)
- L’anglais — indispensable dans un secteur très international
Le secteur DE L’éVèNEMENTIEL recrute-t-il en ce moment ?
Oui. Après le Covid et les années de crise sanitaire, le secteur de l’événementiel connaît un fort retour au présentiel. Les entreprises ont compris que Zoom ne remplace pas les échanges humains, l’affinité et la dynamique d’équipe que crée un vrai événement.
L’événementiel évolue aussi vers plus d’interactivité (outils numériques, sous-commissions participatives) et l’IA commence à simplifier certaines tâches comme la recherche de lieux. Mais la coordination humaine, la gestion de crise et la relation client restent des compétences irremplaçables.
Est-ce un métier fait pour toi ?
Quelques questions honnêtes à te poser avant de te lancer :
- ✅ Tu aimes organiser, anticiper, gérer les détails ?
- ✅ Tu es à l’aise avec l’incertitude et les imprévus ?
- ✅ Tu ne comptes pas tes heures quand tu es dans un projet qui te plaît ?
- ❌ Tu veux des horaires stables et des week-ends libres à coup sûr ?
- ❌ Tu détestes les tâches administratives et les emails ?
Si tu coches surtout les cases vertes, ce secteur mérite clairement que tu creuses.
🎧 Écoute l’épisode complet pour entendre le témoignage de Bastien dans sa version intégrale.
FAQ — Questions fréquentes sur les métiers de l’événementiel
Quelles études faire pour travailler dans l’événementiel ?
Les parcours les plus fréquents sont le BTS Communication, le BTS Tourisme, le BUT Tech. de Co ou une licence professionnelle en management de projet événementiel. Les écoles hôtelières (notamment en Suisse) sont également très valorisées. Dans tous les cas, l’expérience pratique est souvent aussi importante que le diplôme.
Quels sont les débouchés dans l’événementiel ?
On peut travailler en agence événementielle, chez un annonceur (entreprise ayant une équipe interne), ou dans l’hôtellerie comme event manager. Le secteur B2B (séminaires, conventions, MICE) représente la grande majorité des emplois disponibles.
Est-ce que l’événementiel recrute après le Covid ?
Oui, le secteur est en fort rebond depuis la reprise du présentiel. Les entreprises investissent à nouveau dans les événements pour recréer du lien humain que les outils numériques n’ont pas pu remplacer.
L’événementiel, c’est surtout des festivals ?
Non, c’est un mythe courant. Les événements culturels (festivals, salons) représentent environ 1 événement sur 10 en France. La majorité du secteur repose sur des événements privés B2B : séminaires, conventions, incentives, réunions d’entreprise.
Quelles sont les qualités requises pour travailler dans l’événementiel ?
Organisation et rigueur sont la base, mais la vraie qualité différenciante est la polyvalence et la débrouillardise. Il faut savoir gérer les imprévus sur le terrain, être flexible, et ne pas avoir peur des tâches administratives qui représentent la majorité du travail.
Photo de CHUTTERSNAP






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